Etre heureuse ou avoir raison

Chers enfants de Descartes,

A quelle confusion a mené le « Je pense donc je suis » lorsqu’il est mélangé à la vision Bien/Mal!

Du « je pense donc je suis », nous sommes arrivés à « je pense bien donc je suis bien« , « je pense mal donc je suis mal ». Le pas était si simple pour instaurer la peur et le doute.

Dès lors, la course du mental s’est accélérée. Maitre tout puissant, il était devenu celui qui nous permettait d’augmenter notre valeur. Penser mieux pour être mieux. Avoir raison pour être grand. Avoir raison sur l’autre pour valoir plus que l’autre. Remplir à 300% notre pauvre cerveau de connaissance externe. Briller en société par l’intelligence et la justesse de nos propos. Montrer à l’autre qu’on a raison. Etre « leader » en convaincant les autres que notre pensée est plus élevée que la leur. Qu’on sait mieux. Et prendre le pouvoir sur l’autre…

buddha

 

Nous avons oublié l’intuition, l’irrationnel, le ressenti, le discernement du cœur, l’ouverture à la diversité. Nous avons cessé d’écouter notre Ame. A contrario du mental, cette dernière ne brillait pas par l’intelligence de la complexité. Elle ne cherchait pas le pouvoir par les mots tant ses messages étaient simples. Si simples et plein de sagesse.

 

Quand nous cherchons à avoir raison, nous sommes toujours dans cette quête de valeur. « Si j’ai raison, c’est que je pense bien, donc je suis quelqu’un de bien et d’aimable ». La confusion a pris le dessus, l’émotion s’en est mêlée. Et nous voilà nous bataillant pour que les autres reconnaissent que nous avons raison.

 

Je préfère être heureuse que d’avoir raison.

 

Aller où mon cœur me porte. Laisser les autres m’affirmer que j’ai tort sans chercher à me battre, à dé-battre. Garder mon énergie pour vivre libre, loin de ces joutes verbales sans fin. Les laisser choisir leurs propres chemins selon leurs convictions. Tracer mon chemin quoiqu’ils pensent selon mes désirs profonds. Je n’ai pas besoin qu’on reconnaisse que j’ai raison pour m’aimer et être aimée. Je n’ai pas besoin que l’autre adhère à mes convictions pour me sentir de la valeur.

Mon niveau de connaissance, mes valeurs morales, mon quotient intellectuel, mon système de croyance ne déterminent pas la valeur du Je Suis. Celui qui dit « Je pense donc je suis » limite le Je Suis. Il est probablement esclave de son mental qui a pris tout pouvoir. Le Maître disparait quand le Penseur croit être le Maître.

Je suis ce que Je suis.

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