Fév 23

Adam et Eve

Selon la Bible, Adam et Eve ont été chassés du Paradis dès lors qu’ils ont mangé de l’arbre de la Vérité, l’arbre de connaissance du Bien et du Mal. C’est ce qu’on appelle « la Chute » qui les a rendus instantanément honteux et coupables.

Voici une nouvelle interprétation du mythe d’Adam et Eve. A ma sauce !

Leur « erreur initiale » c’est qu’ils ont cru qu’il y avait une Vérité accompagnée de ses adjoints le Bien et le Mal. Ils ont absorbé cette certitude comme on absorbe un fruit. Et cette certitude a causé leur perte.

Persuadés qu’il existait Vérité, Bien et Mal, ils ont alors collé une étiquette, un jugement sur le monde et la première personne qu’ils ont hélas jugée, c’est eux-mêmes.

Voyant leur nature nue (et pourtant lumineuse) avec honte, se croyant indignes et mauvais, ils se sont cachés, allant jusqu’à oublier leur grandeur.

 

garden freestockphotoIls sont sortis délibérément du Paradis. À cause de leur jugement sur eux-mêmes. Parce qu’avec leur nouvelle idée d’un Bien et d’un Mal, il leur était impossible de s’aimer inconditionnellement.

Ils ont cru avoir des parties impures à cacher. Et les parties impures qu’ils ont le plus condamnées et cachées ont été leur sexe alors qu’il était un des instruments les plus merveilleux de plaisir et de création.

 

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Fév 22

Les faux altruistes

Tout comme on ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif, j’ai appris à mes dépens qu’on n’aide pas quelqu’un qui n’en a pas exprimé l’envie. Certains en effet vivent l’aide comme une tentative de les dominer. Ils rejettent ou critiquent alors le soutien ou les conseils proposés.

Honorons leur liberté et laissons-les vivre leur propre expérience, gardons nos conseils, notre bonne volonté, notre envie d’aider, de sauver, pour qui en aura fait la demande.

métis 260J’avais tendance à m’ingérer dans le travail de mon compagnon, à lui donner des conseils lorsqu’il ne m’avait rien demandé, à faire les choses à sa place croyant l’alléger de sa surcharge de travail. Cela lui était insupportable. J’avais peur pour lui, peur de l’échec du projet, peur qu’il s’épuise, peur qu’il se trompe et je tentais de le sauver au mieux. J’avais envie aussi qu’il soit émerveillé de tout l’altruisme dont je faisais preuve. Par chance, il ne l’a jamais applaudi! J’ai donc appris à me désinvestir d’aide et conseils qu’il n’avait pas sollicités. J’apprends jour après jour à lui faire confiance dans ses choix même si je le vois traverser des expériences douloureuses que j’aurai préféré lui éviter.

Avoir confiance en l’autre, dans le fait qu’il a les réponses en lui, qu’il a la capacité à résoudre ses problèmes et qu’il est le seul libre-arbitre de son expérience, nous évite de nous positionner en faux gentils. Dans mon cas, aider mon compagnon, c’était se substituer à lui en le croyant incapable de s’en sortir seul. Ce n’était pas l’aider mais lui montrer que je n’avais pas assez confiance en lui, et le rendre dépendant. Du faux altruisme par manque de confiance en l’autre.

Si le rejet de notre aide par l’autre nous est douloureux, c’est souvent parce que notre volonté de l’aider était intéressée. Nous avons appris à être gentil par peur qu’on nous accuse d’égoïsme et qu’on nous rejette. Notre altruisme permet alors de nous valoriser, de tenir un rôle gratifiant, de nous faire aimer. Du faux altruisme par manque d’estime de soi.

En faisant silence, nous saurons discerner si nous sommes en train d’aider l’autre de manière ajustée dans une co-création gagnant-gagnant.

Voici trois façons de vérifier si notre aide est ajustée et « gagnant-gagnant ». Arrêtons-nous d’aider si :

  • Si l’autre refuse ou critique notre aide
  • Si l’autre devient dépendant et exige de plus en plus notre aide
  • Si après avoir aidé l’autre, nous nous sentons vidés de notre énergie

Fév 19

Où sont les réponses?

Mon Mental n’a pas la réponse aux questions essentielles liées à mon Bonheur et ma Réalisation.

Mon Mental est un ordinateur. Il est là pour gérer l’organisation de ma vie humaine. Pour fluidifier le quotidien sur terre. Il a appris à parler (parfois plusieurs langues), compter, lire, cuisiner, reproduire, organiser les journées en se fixant des tâches, des projets… Il a accès à une base de données d’expérience et de connaissance passées qu’il consulte et compare en permanence pour avancer. C’est un excellent Serviteur qui contrôle et protège l’humain pour en assurer la survie.

aigle 001Cependant le Mental est aujourd’hui aux commandes et se croit le Maître. Il est épuisé de cette charge dont il n’a pas l’envergure, mais ravi aussi d’être devenu le Boss. Il prétend même au poste de Chef de ma Réalisation personnelle, en déclinant son bataillon de commandements, règles, process, contrôles, programmes en 10 étapes, to-do-list, visualisations…

J’ai décidé de redevenir le vrai Maître, de reprendre les rênes. Il est mon serviteur. Je suis le Maitre. Ce n’est pas à lui de programmer Ma vie. Sa vision est bien trop limitée.

Ce dernier juge, compléxifie et doute en permanence. La moitié de notre énergie est absorbée par le doute et la cogitation du Mental.

  • Est-ce que j’ai bien fait?
  • Est-ce que cela va marcher?
  • Que vont penser les gens?
  • Quelle décision dois-je prendre?

La plupart des questions et jugements issus du Mental sont des distractions dont il se nourrit et dans lequel il se noie. Il n’y a pas de bonnes réponses et peu importe les réponses d’ailleurs.

Il est temps de ramener le Mental à la Maison, de l’accueillir dans la sensualité du Moment Présent. Le Moment Présent ne se pense pas, ne se questionne pas. Il se ressent, Il se respire.

Voici ce que Je répète au Mental. «  Je reprends ma place de Maitre. Je suis ce que Je suis. Tu peux avoir confiance et cesser de douter et t’inquiéter de toutes ces questions. C’est Moi qui décide. JE T’ORDONNE DE ME SERVIR. I COMMAND YOU TO SERVE ME. »

 

Fév 18

Responsable de mon bien-être

Moi, Aysseline, j’ai attiré ces maladies, ces accidents, ces conflits, ces échecs, cette faillite financière, ces licenciements, ces ruptures amoureuses … qui m’ont été si douloureux.

Je suis créateur de ce que je vis. Je ne dis pas que je l’ai choisi consciemment ni que je l’ai voulu. Mais je l’ai créé. Incontestablement.

Un temps, j’ai préféré croire que c’était le sort, la malchance, mon conjoint, les autres, le destin, la crise financière, mon chef, l’environnement,… qui m’avaient fait vivre toutes ces galères. Un temps j’ai pris la place de victime qui attirait la compassion de tous et évitait la remise en question. Le beau rôle… s’il n’y avait pas eu toute cette douleur qui colle à la posture de victime.

Pour sortir de la douleur, j’ai choisi le rôle de « responsable ». Me savoir responsable ne pouvait pas m’enfoncer si j’avais confiance en moi. J’ai alors appris à avoir confiance. Me savoir responsable était libérateur si je ne tombais pas dans le piège de la culpabilité. J’ai appris à cesser de me juger.

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Aujourd’hui j’assume l’entière responsabilité de tout ce que je vis, drames et joies.

Je suis responsable, donc j’ai le pouvoir… de guérir de cette maladie et générer plus de santé, de donner du fruit à cet accident, de sortir du conflit et trouver plus d’harmonie, de transformer l’échec en une incroyable réussite, de rebondir financièrement de la faillite pour plus de prospérité, de retrouver un meilleur emploi, de mieux discerner avec qui et comment je veux vivre ma vie…

Je suis responsable de ma vie et surtout de mon bonheur, de mon bien-être ou de mon mal-être.

 

Personne ne peut vibrer à ma place. Personne ne peut aller à l’intérieur de mon corps pour faire des nœuds à l’estomac, amener des larmes, faire sortir des cris, générer des tensions, et libérer des hormones du stress.

Je suis la seule à pouvoir me rendre malheureuse. Par mes pensées. Je suis la seule à pouvoir me rendre heureuse. En relâchant ces pensées.

 

Fév 17

La responsabilité

La responsabilité est un mot mal-aimé. Ce mot merveilleux porte aujourd’hui le poids mensonger du devoir et de la culpabilité.

Au gré des croyances humaines, de règles, de devoirs, de lois, de jugements, ce mot est devenu synonyme d’un poids à porter alors qu’il était symbole de puissance personnelle.

Il n’est pas bon d’être nommé Responsable aujourd’hui. Au moindre problème, on vous suspectera de ne pas avoir fait ce que vous deviez faire : professeurs, manageurs, élus, parents, médecins,… sont sans cesse mis sur la sellette jusqu’à porter sur leurs épaules des responsabilités individuelles que d’autres n’ont pas assumées…

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Pour déterminer nos responsabilités et pouvoir juger qui était innocent ou coupable, nous avons décrété qu’il y avait le Bien et le Mal. Nous avons perdu foi en notre discernement individuel au cas par cas et démissionné notre liberté entre les mains de « décideurs des lois ».

Lorsque nous regardons l’expérience avec la Conscience et non notre mental qui juge, nous découvrons qu’il n’y a ni victime, ni bourreau, ni sauveur.

Personne d’autre que Nous n’est responsable de notre bonheur ou malheur. J’ai conscience que ce que j’écris là peut révolter des personnes attachées à une vision binaire du monde. Sans doute parce qu’avoir vécu/vu la souffrance de près les a ancrées sur quelques certitudes sur le Bien et le Mal, ce que je comprends aisément.

La responsabilité n’est pas un poids (sauf pour celui qui porte un jugement sur lui ou les autres). La responsabilité sans jugement n’apporte donc aucun devoir ni culpabilité. Nous sommes co-créateurs de tout ce que nous vivons. Nous sentir responsable à 100% de ce que nous vivons nous permet de retrouver l’entier pouvoir sur notre vie. 

 

Fév 17

Tout était parfait

J’ai emprunté dans un tourbillon sans fin les trois seuls chemins que mon mental me proposait :

  • Je change les autres et le monde
  • Je me change moi-même
  • Je me résigne à ce monde et à moi-même

Vouloir changer les choses et les gens a contribué à faire de moi une femme debout, qui s’engage, qui cherche, qui frappe, qui demande, qui essaie, qui se remet en question, qui s’ouvre aux différences, qui expérimente de nombreuses situations, bref qui Vit… tout en s’épuisant dans la lutte!

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Seul le chemin « je me résigne » m’a paru une voie sans issue. Une voie qui rétracte, aigrit ou fait de nous des automates sans vie propre.

Se résigner c’est accepter une vie moyenne ou « bof » et se croire raisonnable et adulte d’en arriver à cette conclusion. C’est accepter une vie « bof » parce qu’on se croit impuissant à la rendre plus belle.C’est consentir à être dirigé par le courant, en enterrant ses rêves et désirs.

 

Se résigner c’est subir ce qui est en se convaincant qu’on a fait le bon « choix ». Quel choix?  Consentir n’est pas choisir. Ainsi sont les femmes qui consentent à faire l’amour sans le choisir. Il peut y avoir un petit plaisir, mais tellement infime en comparaison à ces femmes qui font l’amour mues par leur désir.

La résignation m’est toujours apparue comme le pire des chemins.

 

Shaggy feathery bumblebee sits on beautiful yellow flower

Et pourtant, et pourtant… tout était parfait. Toute expérience que j’ai créée (qu’elle soit choisie ou subie) a contribué à creuser mon désir, à lever des voiles, à m’éveiller.

Pour autant qu’elles aient été joyeuses, douloureuses ou « bof », ces expériences n’étaient ni  bonnes, ni mauvaises. Elles étaient des rendez-vous que je me suis offerts jusqu’à trouver MON chemin de réalisation hors de ces 3 sentiers battus et rebattus.

 

Fév 16

J’ai cru pouvoir me changer

A 15 ans, j’ai décrété que je devais me changer. Je ne me trouvais pas assez bien et pensais que c’était la raison de mon manque de joie.

J’ai suivi pendant 25 ans un programme drastique de changement. J’estimais devoir être plus forte, plus positive, moins émotionnelle, plus aimante, plus belle, moins râleuse, plus cultivée, plus patiente, plus compétente, plus libre, plus mince, moins égoïste, moins stressée, plus brillante professionnellement, moins timide, plus …

Toute mon énergie et tous mes moyens y passèrent. J’ai tenté de me raboter certains côtés et de me greffer des branches sur d’autres côtés. C’était douloureux mais j’étais prête à toutes les douleurs dans l’espoir d’atteindre un jour (quand j’aurai coché toutes les cases), le bonheur. Il me fallait mériter mon Paradis terrestre.

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Je tenais un moment et retombais sans cesse. Je me faisais la guerre comme certains se violentent dans des régimes pour finir par reprendre … plus de poids qu’ils n’en avaient.

Me surveiller sans cesse, lutter contre moi et mes soi-disant défauts, dans la dénégation d’être une femme parfaite, voilà qui m’épuisait. Les instants de bonheur étaient si éphémères.

…Le combat était sans fin, il nécessitait une contrainte continuelle pour un résultat incertain…

 

Byron Katie écrit : « Chaque scénario de stress est une forme de variation sur un thème unique. Croire que « cela ne devrait pas se passer comme cela »

J’agissais tantôt sur moi et tantôt sur les autres et le monde pour « que cela se passe comme j’estimais que cela devrait se passer« . Je ne voyais pas la perfection du moment présent.

A force de lutter pour un avenir meilleur, j’en oubliais d’être heureuse dans le présent.

Lorsque le changement est, à nos yeux, une nécessité absolue, c’est qu’il y a urgence à accepter ce qui est.

 

Fév 16

J’ai cru pouvoir changer le monde

J’ai essayé de changer le monde qui m’entourait. Je voyais bien que les choses n’allaient pas. D’ailleurs, nombre de mes congénères partageaient leur insatisfaction. « Il faut que « ça » change », répétions-nous.

Je mes suis attelée à changer le « ça ». Je me suis engagée dans des associations pour lutter contre l’injustice, j’ai tenté de corriger les défauts de mes compagnons, j’ai condamné les extrémistes, j’ai usé de ma salive à expliquer aux amis/collègues qu’ils avaient tort, j’ai signé des pétitions, j’ai manifesté mon mécontentement, je suis partie en humanitaire…

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J’ai tenté de sculpter le monde parce qu’il ne me satisfaisait pas.

J’ai vécu des moments de victoires et de plaisir, souvent éphémères mêmes si bienvenus. J’ai surtout senti l’irritation ou la tristesse à voir que le monde et les autres n’empruntaient pas le « bon » chemin.

Je me sentais impuissante. Le monde et les autres résistaient trop et s’obstinaient dans un chemin qui me déplaisait. Si j’avais pu être supérieur hiérarchique face à mes collaborateurs, ou mère face à mes enfants, peut-être qu’ils m’auraient suivis, obéis… Mais là, ils s’obstinaient à l’égarement. Parfois même osaient-ils me répliquer que c’était à moi de changer…!?!

Dans cette lutte et ces efforts pour changer le monde et les autres, je n’ai pas trouvé le Bonheur auquel j’aspirais.cropped-fotolia.jpg

...Le combat était sans fin, il nécessitait une contrainte continuelle sur la nature pour un résultat incertain…

J’ai compris que je cherchais à changer le monde pour qu’il soit conforme à MON désir. A mon idée du Bien et du Mal, idée issue de mon prisme personnel et de la conscience collective.

Que je me battais non pas pour un monde plus beau, mais plutôt pour rendre le monde et les autres plus conformes à ce que je jugeais être un environnement normal et propice à MON bonheur.

J’ai compris la violence et la stérilité à chercher à changer les autres et le monde contre leur grès.

Fév 16

Abnégation et égoïsme

Je suis partie 18 mois en humanitaire au Liban. Vivre au cœur des quartiers les plus pauvres. Je voulais apprendre à aimer.

On m’avait dit que le don aux autres et l’oubli de soi apportaient le bonheur. J’ai donné mon temps, mon énergie, ma bonne volonté jusqu’à l’épuisement. J’ai fini par en vouloir à tous ceux que je servais. Je ne suivais pas mes envies, mon plaisir, mais ce que la conscience collective m’avait dit être le Bien, le Chemin.

Plus je me délaissais en ne servant que les autres, croyant ainsi les aimer, plus je devenais (certes fière de moi mais surtout) aigrie. Comme les vieilles grenouilles de bénitier qui « se sacrifient » et finalement détestent les autres autant qu’elles-mêmes.

Tin Opener

 

J’ai ainsi compris que le service des autres est positif, fécond, rend heureux s’il est le fruit naturel d’un être qui s’aime, bien dans ses pompes et qui est au bon endroit, là où ses propres talents et passions le mènent.

Le coaching et l’écriture étaient mes lieux de don. Pas cette mission humanitaire, ni ce boulot de Directrice dans cette association de Gens du Voyage, ni..

J’enseigne à mes coachés à discerner lorsqu’ils donnent sans amour d’eux-mêmes, par devoir, par contrainte (ce qui les épuise), à revenir à leurs vrais désirs.

Apprendre l’égoïsme. D’abord s’apprécier, être à l’écoute de ses besoins, se sentir bien, se passer en premier, laisser émerger ses envies. Et seulement alors donner en abondance là où le désir et les talents nous appellent.

Ce que vous donnez aux autres (famille, collègues, conjoint, enfants,…) par effort, vous vide et rend dépendant l’autre. C’est du vol d’énergie consenti.

Ce que vous donnez aux autres, lorsque vous êtes assez libre et égoïste pour être d’abord alignés à vos désirs, ne demande aucun effort. Vous n’avez pas à puiser l’eau et la remonter en suant, … elle jaillit naturellement.

Oserez-vous être égoïste et libre pour découvrir que c’est, in fine, le plus beau cadeau que vous puissiez donner à ceux que vous aimez?

Fév 15

Accueillir nos ombres

La plupart du temps, nous refoulons nos ombres (nos soit disant défauts), les emprisonnant sous haute surveillance alors qu’elles souhaitent être accueillies et trouver la lumière.

Nos ombres sont les parties de nous que nous n’aimons pas et que nous laissons à la porte de la Maison.

 

a girl's eyeNous muselons et condamnons tellement d’aspects de nous : la partie de moi qui se met en colère, celle qui pleure, celle qui râle, celle qui est égoïste, celle qui veut démissionner, celle qui n’assure pas en société, celle qui veut dire merde à son chef, celle qui se jette sur la nourriture, celle qui trompe son conjoint, la partie enfant blessé en nous …

Refouler sans relâche ces parties « ombres » nous stresse et nous épuise. Malgré notre vigilance et notre contrôle, les « ombres » rodent toujours et prennent parfois le dessus.

Ce à quoi nous résistons persiste et grandit.

 

Il n’y a aucune ombre qu’on vainc en la cachant de la lumière, ni en prenant les armes. Si nous croyons l’avoir vaincue, c’est qu’elle a pris un autre aspect.

Le seul chemin est l’accueil (empli de compassion) des aspects blessés, fâchés, rejetés qui souhaitent revenir à la Maison. Tout aspect de nous même mérite et aspire à cet amour.

Sans amour, sans lumière, l’ombre restera ombre à jamais. Est-ce cela que nous cherchons? Rester aux aguets de nous-même en permanence? Traiter des parties de nous comme des ennemis? Un plan vigi-pirate permanent ?

Redevenons des enfants qui se savent innocents. Cessons de rejeter et cacher nos « faiblesses et nos fragilités ». En laissant les ombres remonter en plein jour, en les accueillant avec amour, en écoutant leurs messages, elles perdront doucement leur masque blessé et grimaçant. Elles intégreront la Lumière.

C’est la seule voie.

Nos ombres sont innocentes. Elles aspirent à la Lumière. Tout aspect de nous se pacifie dès qu’il est accueilli dans l’Amour.

Il n’y a pas de transformation possible sans qu’au préalable, il y ait eu acceptation totale et aimante de ce qui est. Nous ne pouvons transformer que ce que nous aimons.

 

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